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NOTRE BLOG: "Chasse et nature"

6 février 2012

Le gibier souffre

Classé sous: Actualités — Jean Bonnard @ 11 h 51 min

Stève Nanchen, le nouveau garde-chasse et pêche de Grône, se souviendra longtemps de son entrée en fonction. En ce début février (il succède à Clément Burgener qui a pris sa retraite), il a été confronté aux dures réalités de l’hiver. En effet, un automobiliste qui roulait d’Itravers en direction de Vercorin a été stoppé par la présence d’une biche qui errait sur la route cantonale. L’ongulé, âgé, très amaigri et fatigué s’était immobilisé sur la chaussée. Il a appelé le garde-chasse qui a constaté que la biche était en très mauvaise santé. Le diagnostique s’est avéré exacte et la bête a été abattue. A l’examen de la mâchoire, la biche n’avait plus de dentition. Le cadavre a été emmené à l’UTO pour être incinéré. «La présence de cette biche, pas du tout farouche, nous avait été signalé au fond des Mayens du val de Réchy. En cette période de grosse neige et de grands froids, le gibier se rapproche de la plaine», souligne Stève Nanchen. En montagne les automobilistes doivent donc redoubler de prudence. Charly Arbellay

La biche amaigrie sur la route

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18 novembre 2011

Loup : pro Natura désinforme

Classé sous: Actualités,Grands prédateurs — Jean Bonnard @ 16 h 17 min

« Le Conseil fédéral veut affaiblir la plus importante des conventions européennes sur la protection des espèces, appelée « Convention de Berne ». Si ce n’est pas possible, la Suisse devrait même dénoncer son adhésion. Ce serait un signal catastrophique, avec de lourdes répercussions sur la protection des espèces et de leurs habitats. Cela alors que le Conseil fédéral a pourtant récemment souligné l’urgence de mieux protéger la biodiversité en Suisse.

Le Conseil fédéral a présenté le 16 novembre une proposition de modification de la Convention de Berne. Si cette modification n’est pas acceptée par les États membres, la Suisse devrait se retirer de la plus importante des conventions internationales sur la protection des espèces. C’est ce que le Parlement avait exigé avec la motion du conseiller aux États valaisan Fournier (10.3264). Cette exigence est en flagrante contradiction avec la stratégie pour la biodiversité, également imposée par le Parlement, mais restée en souffrance depuis beaucoup trop longtemps. »

 

Ce communiqué de ProNatura est un modèle de désinformation.

La vérité est tout autre. Les pays qui connaissaient les problèmes posés par le loup avant d’adhérer à la Convention ont émis des réserves. La Suisse, parceque non confrontée à la présence du loup, a adhéré sans réserve et au pas de charge. Une rapidité qui laisse songeur aujourd’hui…

Simple question de justice: les pays confrontés à un nouveau problème sérieux (le retour du loup) doivent pouvoir être mis sur un pied d’égalité avec ceux qui avaient le (triste) privilège de connaître les conséquences du retour du loup avant d’adhérer à la Convention.

Or, cela ne serait pas possible, les réserves ne pouvant être formulées qu’au moment de l’adhésion.

Dès lors, la Suisse n’a pas d’autre solution: elle quittera la Convention pour demander une nouvelle adhésion avec les réserves qu’elle entend formuler.

Pro Natura peut faire mine de s’étrangler d’indignation, il s’agit ni plus ni moins que de mettre sur un pied d’égalité tous les pays confrontés aux problèmes posés par le retour du loup pour que chaque pays puisse juger des mesures propres à limiter les dégâts sur son territoire.

Le comportement et les chances du loup et de ses proies ne sont pas les mêmes dans une zone de plaine et dans une zone montagneuse ou l’hiver et l’altitude stoppent la fuite des ongulés rapidement enfoncés dans la neige jusqu’au ventre et coincés au fond des vallées pour les livrer aux crocs du loup.

Aucune chance d'échapper

Aucune chance d'échapper

Si la Suisse n’a pas gain de cause avec sa proposition de modification, elle devra dénoncer la convention pour y adhérer à nouveau tout en formulant des réserves.

En cachant au public cette volonté d’adhérer à nouveau, mais avec des réserves, à la Convention, Pro Natura désinforme grossièrement.

Jean Bonnard

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16 novembre 2011

Protection du loup: le Conseil fédéral intervient

Classé sous: Actualités,Grands prédateurs — Jean Bonnard @ 11 h 28 min

Le Conseil fédéral donne suite à la motion Jean-René Fournier visant à une protection raisonnable du loup.

Voici le texte officiel diffusé par le site de la Confédération suite à la décision du Conseil Fédéral intervenue ce matin.

 

 

 

 

 

 

Protégé, mais régulé dans l'intérêt de l'agriculture et de la faune

Protégé, mais régulé dans l'intérêt de l'agriculture et de la faune

 

 

 

 

Berne, 16.11.2011 – Le Conseil fédéral a approuvé le 16 novembre 2011 une proposition de modification de la Convention de Berne. Celle-ci devrait permettre à la Suisse d’exprimer des réserves à l’encontre du loup. Cette modification a été exigée par le Parlement qui a adopté une motion du conseiller aux Etats René Fournier allant dans ce sens. La Suisse va soumettre cette proposition à la Convention de Berne.

La modification touche l’article 22 de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne). Celui-ci stipule que les Etats peuvent exprimer des réserves sur les espèces soumises à la Convention seulement au moment de leur adhésion. En 2010, le Parlement a accepté la motion Fournier demandant qu’un amendement soit apporté à cet article afin que les Etats puissent exprimer des réserves «si les paramètres ont manifestement changé depuis la signature de l’accord». La Suisse avait adhéré à la Convention en septembre 1980 sans formuler de réserves, alors qu’aucun loup n’était recensé sur le territoire suisse.  

Le Conseil fédéral a approuvé le 16 novembre 2011 l’ajout d’un nouvel alinéa à l’article 22 de la Convention qui concrétise les décisions du Parlement. Le Département de l’énergie, de la communication, de l’environnement et des transports DETEC va transmettre cette proposition maintenant à la Convention de Berne.

Pour entrer en vigueur, l’article modifié doit être accepté par les trois quarts des membres du Comité permanent de la Convention ainsi que par le Comité des Ministres. Chaque Parlement national doit ensuite l’approuver. La Convention gère les étapes successives du dossier. 

Si la modification de l’article 22 est acceptée par la Convention, le Conseil fédéral devra formuler une réserve à l’encontre du loup, autorisant sa chasse en Suisse, suivant la motion Fournier adoptée par le Parlement. Si la proposition n’est pas acceptée, le Conseil fédéral devra, selon les termes de la motion, dénoncer la Convention afin de formuler toutes les réserves utiles lors d’une nouvelle adhésion.

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5 octobre 2011

Chasse haute 2011: Exercice réussi

Classé sous: Actualités — Jean Bonnard @ 16 h 25 min

 Les résultats de la chasse haute 2011 sont très satisfaisants. Pour les espèces cerf et chamois, ils s’avèrent largement supérieurs à ceux obtenus en 2010. Dans toutes les parties du canton, les prélèvements minimaux planifiés par le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) ont été atteints ; ils ont même été dépassés dans certaines unités de gestion. Le seul bémol à mettre par rapport à ce bilan réjouissant concerne le tir des chevrettes dont l’augmentation n’est pas réellement significative. 

 Chez le chamois, la régulation a porté sur 3’041 bêtes. Ce chiffre correspond à un record depuis que ce gibier est présenté aux gardes-chasse. Il est largement supérieur à la moyenne des cinq années précédentes (2781), et la hausse des prélèvements intervenus entre 2010 et 2011 s’élève à 335 chamois. Ces bilans confirment que cette espèce s’est très bien remise des séquelles de l’extrême rigueur de l’hiver 2008-2009 et corroborent la stabilité de cette population. Ils attestent de la pertinence du système de régulation retenu en 2006 et reconduit par le Conseil d’Etat pour un nouveau quinquennal (2011-2015), avec le soutien manifesté par la large majorité des chasseurs valaisans.

Pour le chevreuil, le prélèvement des chevrettes s’élève à 408 unités alors qu’il se situait à 397 bêtes en 2010. Et même si les comptages du dernier printemps ont démontré que cette espèce s’est très bien remise du lourd tribut payé à l’hiver 2008- 2009, les tirs de cette année restent inférieurs à la moyenne des cinq précédentes (471). Cela étant pour le chevreuil, une appréciation plus fine des résultats interviendra à la fin de la chasse basse, lorsque les prélèvements de brocards seront connus.

chasse066Chez le cerf, la régulation a porté sur 1737 bêtes, dont 925 femelles. Par rapport à 2010, la progression des tirs est de 423 unités. La répartition et les objectifs de prélèvements s’avèrent très satisfaisants ; ils sont de facto réalisés quasiment partout, notamment grâce au système des volets de réserves ouverts en alternance. On peut enfin annoncer le tir de 16 sangliers alors qu’en 2010 il n’y en avait que 3 durant la chasse haute. Toutes ces bêtes ont été prélevées dans la partie romande du canton.

Au terme de cet exercice le SCPF constate que les chasseurs ont très bien accompli leur rôle de régulateur. Il salue aussi leur comportement et les en remercie. Il se réjouit tout particulièrement que la pratique valaisanne de la chasse s’avère adéquate et reste un excellent moyen de gérer et de réguler le gibier.

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16 septembre 2011

Le Panda assure l’interim

Classé sous: A table et... Santé!,Actualités — Jean Bonnard @ 15 h 57 min

 

Retenu loin de mon ordi pour une cure de réoxygénation des neurones en altitude, je confie à ce Panda thaïlandais – il s’appelle Jeannot – le soin de veiller sur le blog chasse.

Belle fin de septembre à tous les non-chasseurs.

 

Jeannot vous salue bien

Jeannot vous salue bien

à bientôt.

jb

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13 juillet 2011

Pro Natura veut supprimer la chasse

En coulisses, chasseurs et défenseurs inconditionnels du loup planchent actuellement sur le projet de révision de l’ordonnance fédérale sur la chasse. L’enjeu: les dégâts causés au gibier doivent-ils être pris en compte pour permettre le tir d’un loup?

En Valais, où les fonds de vallée constituent un piege mortel pour le gibier en hiver, coincé qu’il est entre la meute de loup et la couche de neige, les chasseurs et l’autorité militent évidemment pour que les grands prédateurs soient eux aussi régulés. C’est la condition pour que sa faune d’une richesse exceptionnelle continue à être ce qu’elle est. A savoir un atout touristique incontestable et une manne financière de plus de 2,5 millions (vente des permis de chasse) par année.

La Suisse connaît actuellement deux systèmes de gestion de la faune: régulation de la faune par la chasse ou (là où la chasse a été interdite) par des tirs de régulation effectués par des fonctionnaires du service de la faune. Genève, qui a interdit la chasse en 1974, a choisi la deuxième solution. Sans contrôle, les sangliers feront des dégâts infernaux dans les cultures. Pour maîtriser la population de sangliers, les garde-faune genevois ont abattu en 2008 516 bêtes! Un record absolu au plan suisse compte tenu de la surface du canton! Sans compter les coûts que cette solution génère pour le contribuable: les 16 garde-faune genevois passent 20% de leur temps à tirer du gibier causant du dégâts aux cultures!

4500 tonnes de chasse importée!

Face à la dure réalité des chiffres, Pro Natura attaque la chasse en décrétant :  » La chasse et la pêche sont de nos jours surtout des loisirs et n’assurent plus, comme il y a cent ans, la subsistance pour une grande partie de la population« . Cette affirmation est gratuite. Jamais la demande de viande de chasse n’a été aussi forte en Suisse, à tel point que la chasse indigène ne représente que moins de 20% de la viande de gibier consommée en Suisse.

La production indigène moyenne de gibier se monte à environ mille tonnes par année.  En 2008, les importations de viande de chasse représentaient 4573 tonnes (source Proviande). Ce gibier importé provient essentiellement d’Europe (surtout des pays de l’Est), mais aussi de la Nouvelle-Zélande et de l’Afrique du Sud! On peut être Pro Natura et encourager l’importation de milliers de tonnes de viande par année…

Viande très saine

Selon Benoît Violier, le successeur prochain de Philippe Rochat à Crissier, la chair du gibier est globalement plus saine, sensiblement moins grasse et plus riche en oligo-éléments que celle des animaux d’élevage. «L’alimentationde la faune sauvage, loin des dérapages parfois dramatiques de l’élevage de masse, est souvent un modèle de diététique», ajoute Benoît Violier: «On ne peut imaginer de menu plus sain que celui d’un chamois ou d’un tétras-lyre!»

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Benoît Violier a publié «La cuisine du gibier à poil d’Europe» aux Editions Gerfaut. Un ouvrage de référence pour les amateurs et les professionnels de la cuisine de chasse.

En fait, derrière son argumentation spécieuse, Pro Natura cherche toujours et surtout à supprimer la chasse. Les récentes « ouvertures » manifestées en direction des chasseurs ne sont que poudre au yeux et écran de fumée.

Jean Bonnard

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22 juin 2011

Sauté de chamois à la pâte de curry et crème de coco

Classé sous: A table et... Santé!,Actualités — Jean Bonnard @ 16 h 03 min

 

Histoire de vous rappeler que dans quelques semaines nous aurons le privilège de retrouver nos alpages, je vous propose cette recette aussi incroyable qu’originale. Un mariage de   viande musclée des Alpes et de parfums d’Asie. A déguster avec des amis…

Le sauté de chamois

à la pâte de curry et crème de coco!

Il fallait le génie d’un passionné de cusine – appelons-le Jeanot –  son talent et surtout son imagination aiguisée par de nombreux voyages au bout du monde pour oser ça… Alors, à vos fourneaux!

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Pâte de curry africaine:

Ingrédients : 3 tomates fraîches – 6 échalotes hachées à la main -1 tête d’ail haché -1 bouquet de coriandre haché-10 gr pe paprika mi- doux-10gr de cannelle en poudre et 30 gr de curry mi- fort ou fort..( à votre goût )

Préparation : Émonder et couper les tomates en petits dés, ajouter les échalotes, l’ail, la coriandre, le paprika, le curry, la poudre de cannelle le tout haché à la main (autrement ça donne un goût d’amertume) et mélanger le tout. Puis laisser reposer la pâte 24 heures au frigo.

ET HUMER CE BONHEUR , c’est PAS TRISTE…

Le Chamois:

  • Prenez 1 kg de chamois dans l’épaule (car c’est assez tendre) et faire mariner 24 heures dans une mirepoix de légumes et 1 bâton de citronnelle coupé en 4 dans le sens de la longueur, arroser avec 3 dl de cognac et 5 dl de vin blanc, et mettez le tout au frigo.
  • Égoutter la viande et séparer la mirepoix de légumes, faite cuire seulement le jus de la marinade à feux doux avec la citronnelle et passez- la au chinois à la fin.
  •  Faire sauter le chamois bien égoutté à feux vif dans de l’huile et colorer puis ajouter un peu de pâte a curry petit à petit,( environ la moitié ) et baisser le feux, puis laisser mijoter de façon que le curry pénètre bien dans la chaire, ( et garder un peu de pâte de curry pour la fin afin de rectifier le goût à votre guise )
  • Ensuite dégraisser et déglacer avec un peu de cognac à feux toujours doux, puis ajouter la marinade et laisser un peu mijoter 20 minutes, puis mettre 5dl de fond de chasse, et laisser a à nouveau mijoter doucement 20 minutes et ajouter 2dl de crème de coco et toujours avec amour à feux doux
  • Quand la viande est cuite au  3/4 ajouter encore 1 dl de crème de coco, et rectifier l’assaisonnement avec le curry-sel-poivre-paprika-et un filet de cognac, puis sortir la viande et laisser réduire la sauce pour qu’elle devienne onctueuse et ajouter la chamois.

 ET MAINTENANT C’EST LE BONHEUR LES GOURMANDS

Le dressage, important pour les yeux…

  •  Sur une grande assiette blanche, mettez une belle feuille de banane, un peu de fruits exotiques et prenez une noix de coco et coupez la en deux (puis légèrement en dessous de manière qu’elle reste stable sur l’assiette).
  • Garnir l’assiette de petites garnitures de chasse et de pluches de cerfeuils, dès de tomates, ciboulette selon votre goût artistique.

 Vous allez faire un malheur, les chasseurs!  Et choisissez bien vos invité(e)s… Car ils reviendront, c’est sûr!

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21 mai 2011

Alpage du Scex: retour du loup!

Classé sous: Actualités,Grands prédateurs — Jean Bonnard @ 0 h 20 min

Le loup abattu à l’aube du 11 août dernier sur l’alpage du Scex en dessus de Crans-Montana est de retour en Valais.

Le loup tiré le 11 août, avec son oreille gauche caractéristique

Le loup tiré le 11 août, avec son oreille gauche caractéristique

Remis sur pied, il a plutôt fière allure. Élégant et haut sur pattes, il a un pelage superbe.

A nouveau sur pied...

A nouveau sur pied...

D'une élégance rare...

D'une élégance rare...

L’autorisation de tir avait été délivrée au vu du constat des autorités fédérales et cantonales qu’aucune mesure appropriée de protection des génisses contre les attaques du loup n’était éprouvée et donc ne pouvait être mise en œuvre.

La dépouille avait été autopsiée au Tierspital de Berne avant d’être naturalisée.

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6 avril 2011

Des photos à couper le souffle

Classé sous: Actualités,Que la montagne est belle... — Jean Bonnard @ 9 h 14 min
Roland Clerc dans ses oeuvres, la patience récompensée

Roland Clerc dans ses oeuvres, la patience récompensée

Roland Clerc, photographe naturaliste de talent domicilié à Collombey, présentera une conférence-digirama sur fonds musical

le dimanche 17 avril à 17h00

 au Chalet de la Treille à Troistorrents.

 

Pour vous faire envie d’y aller, cliquez ici

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17 mars 2011

Le gibier sera protégé contre les loups!

Classé sous: Actualités,Grands prédateurs — Jean Bonnard @ 10 h 15 min
Un vote serré (17 à 15) du Conseil des Etats admet que le gibier lui aussi doit être protégé contre les loups.
voici le compte rendu de l’ATS:
Le Conseil des Etats a estimé mercredi que les compétences des cantons en matière de régulation des populations de grands prédateurs devaient être étendues. Il a transmis au gouvernement trois motions visant à réguler la population des loups.
Le Loup (ici à Grimentz-Bendollaz) ne doit pas mettre en péril la biodiversité

Le Loup (ici à Grimentz-Bendollaz) ne doit pas mettre en péril la biodiversité

Le Conseil des Etats veut que les cantons puissent abattre les loups lorsque ces animaux occasionnent des dommages importants au bétail, mais aussi au gibier. Comme le National, il estime qu’il faut tenir compte des pertes substantielles pour les chasseurs. Par 17 voix contre 15, les sénateurs ont transmis mercredi au gouvernement trois motions qui le chargent de modifier la loi.

Les compétences des cantons en matière de régulation des populations de grands prédateurs doivent être étendues. Outre les loups, les lynx et les ours sont concernés. Une autorisation de la Confédération restera nécessaire. Actuellement, on peut abattre un animal s’il a tué au moins 25 moutons en un mois ou 35 en quatre mois, mais pas pour réguler la population.

Equilibre de la faune

La Chambre des cantons n’a pas suivi sa commission, qui s’opposait à une indemnisation indirecte des chasseurs, estimant que ceux-ci ne peuvent pas prétendre à un nombre déterminé d’animaux. « Nous reconnaissons le travail des chasseurs, mais la législation actuelle suffit », a fait valoir en vain Verena Diener (Verts lib./ ZH).

Les chasseurs servent à garantir l’équilibre de la faune. Ils doivent empêcher que le gibier diminue de manière trop importante à cause des grands prédateurs, a répondu Jean-René Fournier (PDC/VS), lui-même chasseur.

Le Conseil fédéral salue certes l’importante protection des grands prédateurs, a souligné Doris Leuthard. Mais ces dernières années, leur nombre a augmenté, causant des conflits avec les agriculteurs et les chasseurs. Il faut faire confiance à la souveraineté des cantons, a fait valoir la ministre de l’environnement.

Plan de gestion

Dans la foulée, les sénateurs ont transmis tacitement au Conseil fédéral une motion le chargeant d’élaborer à long terme un plan de gestion des grands prédateurs en concertation avec d’autres pays. Il s’agit de créer des bases légales permettant de minimiser les dégâts causés par ces animaux.

Ils ont aussi modifié une motion du National qui demande au gouvernement de faire en sorte que la Confédération assume les coûts de protection des troupeaux. Le Conseil fédéral est aussi prié d’introduire un suivi pour les chiens de protection des troupeaux.

Les Chambres fédérales ont déjà transmis une motion exigeant une modification de la Convention de Berne afin que le loup puisse être chassé en Suisse.

ats/vkiss

Pour en savoir plus:

La Suisse et la Convention de Berne

La position des Chambres fédérales

Grâce à Jean-René Fournier

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